Les
sculptures d’Eric SCHENKER évoquent les cycles de vie sous des aspects minéraux
ou végétaux : Profiter du vécu pour s’adapter, se transformer et exister…
Ces
formes, nées de la terre, témoignent du temps qui passe et des évènements qui
en découlent tout en suggérant de la renaissance. Se côtoient empreintes
naturelles et interprétations graphiques.
L’approche
graphique préparatoire qui traduit ses émotions, formalise son regard sur les marques
du temps. Cela indique une approche très personnelle dans le cadre d’un
processus de traitement d’informations pour proposer aux observateurs une
originalité dans la création. De la même façon, les recherches sur les cycles
de vies conduisant à une renaissance perpétuelle des choses montrent un
processus psychologique cherchant à donner une signification de l’œuvre au
public.
La
volonté de déclencher l’imagination de chacun. Le regard posé sur l’œuvre va
engendrer des interprétations différentes en lien avec une culture, une
éducation, etc. Une expérience de vie propre à toute individualité. Un dialogue
s’instaure entre la création et l’observateur donc indirectement entre l’auteur
et le public.
La recherche de formalisations des émotions au
travers des formes et des matières. Le besoin de les faire interagir entres
elles mais aussi avec l’approche graphique, donc psychologique, du sujet
proposé. Un univers se crée. Les formalisations présentées sont les clés
tendues au public pour y pénétrer.
Le fil conducteur qu’est le thème d’étude est
un lien entre chaque création. Pourtant, chaque pièce reste unique par la
démarche. Rien sur l’œuvre ne se trouve placé au hasard. Il y a une communication
entre la pièce et l’auteur durant toute la mise en œuvre voire même après. Les
matières et les formes sont observées et ressenties pour apposer chaque élément
décoratif. A chaque fois la possibilité d’un échange supplémentaire avec
l’observateur.
Ces éléments combinés proposent une
interactivité sensuelle avec le public sans fonctionnalité ou utilité propre.
Tous ces éléments lui permettent de détourner
l’utilisation d’un médium au service de l’ouverture aux autres autour d’une
communication concrète, esthétique et participative.
